Fin de voyage à Paris

25-26 septembre 2008 – Journée de transit ici. Je me lève têt (la discipline revient) et après la routine matinale, je fais mes bagages pour prendre le train vers Paris. Comme je pars dans deux jours et que l’experience passée me l’a démontré, le mieux est de me donner une dernière journée dans la ville de départ avant de retourner avant Montréal. Ça m’évite de passer 24 ou 36 heures de suite dans mes bagages.

Évidemment, c’est quand on a le plus besoin du transport en commun qu’il nous lâche. C’est toujours la même chanson. Le tramway était immobilisé pour une intervention ambulancière au moment où il fallait que je le prenne pour faire quelques stations vers la gare de train. Fuck it, osti. Je prends mes sacs et fous le camp à pied pour ne pas être à la dernière seconde. Ça marche, car j’arrive suffisamment d’avance.

Quelques heures plus tard, je débarque dans la capitale française. Du calme alpin à la grouillante vie parisienne, il y a une bonne différence ! Je prends le métro et vais m’installer à l’auberge. Au programme pour le reste de la journée: visite de deux boutiques spécialisées en bières, histoire de ramener quelques souvenirs et cadeaux bien buvables :-) Je vais au Bootlegger et à la Cave à bulles, deux des rares endroits où il faut aller pour cela à Paris. Je ne dirai pas ce que j’ai acheté, pour ne pas gâcher la surprise pour certains qui lisent habituellement ce blogue.

Pour le souper, je retourne dans les environs des grands boulevards et de Montmartre. Je choisis un resto de pâtes italiennes. Bonne bouffe, bon vin, mais un service très stupide. La serveuse m’a amené la facture avant même que je puisse décider si oui ou non je veux un dessert ou un café. Fallait voir la face du staff quand j’ai dit que le Starbucks en face se ferait sûrement un grand plaisir de me servir le café qu’ils ne m’ont même pas proposé.

Rendu au coffee shop, je me demande vraiment si un vent de stupidité souffle sur la capitale française. Quand je commande un espresso double, la fille commence à me montrer deux tasses et veut savoir quelle quantité de café je veux. C’est simple. Un espresso double, ma chère ! Deux fois la quantité d’un espresso ordinaire. Genre.

26 septembre

Eh oui, c’est la fin. Après la routine du matin, je pars vers le coeur de la ville pour une dernière journée à titre de Parisien adoptif. L’intention, c’est de faire du lèche-vitrines dans le coin le plus rempli de boutiques. Je fais plus regarder qu’acheter. Je n’ai pas vraiment le goût de dépenser, à moins de trouver quelque chose de vraiment utile. Mais tout est cher ici. Je me disais que si je tombais sur une valise de voyage qui remplacerait bien mon sac actuel, je l’achèterais. Mais rien n’est en bas de 85 euros. C’est clair que je vais attendre de revenir à Montréal afin de voir si ces prix sont trop élevés. 120 piasses et plus pour une foutue valise des plus communes… c’est pas évident.

Je ne peux pas me cacher que je me suis rincé l’oeil pendant cette journée. Dans le coin le plus commerçant de Paris, on y voit des Parisiennes remarquables.

Le clou de la journée a été un souper au Petit-Saint-Benoit, un resto près de St-German-des-Prés. Quand on arrive là, on trouve des tables bien simples avec des nappes à carreaux et un décor rustique. La serveuse me souhaite la bienvenue. L’adorable petite blonde me tire une table – tout est serré et il faut déplacer les tables pour que les clients s’assoient – et m’offre le menu. Dans son regard, je vois une expression qui dit «si tu n’as pas l’esprit rapide, je te dévore vivant». Au lieu de me sentir intimidé, je souris et sens qu’on va bien s’entendre ! Je commande du hachis parmentier avec un pot de vin. Le hachis, ça ressemble vachement au pâté chinois connu au Québec. Mais surtout, c’est le staff qui m’amuse ce soir. Ma serveuse dit au cuisto des phrases telles que «je réclame un petit salé !!» quand elle transmet des commandes. Vous voyez l’attitude et le fait qu’elle ne se prend pas trop au sérieux. J’adore.

Pendant le souper, je parle à un couple de Belges en visite. Pendant la conversation, ils prennent le temps de m’expliquer le différend entre Wallons et Flamands. Intéressant. Ils ont trop commandé de vin et ils ne se sont pas gênés pour m’en refiler. Coudonc, ai-je l’air d’une grosse éponge ? ;-) Un Parisien d’origine se joint à la conversation et prouve que les originaires de Paris ont beaucoup évolué, faussant leur mauvaise réputation.

Après cela, je me suis tapé une dernière petite visite à la tour Eiffel. Voir le monument illuminé de bleu, c’est le plus beau show en ville. J’aime bien ponctuer un voyage avec ce genre de chose. À Berlin, c’était la Porte de Brandebourg. À Prague, c’était le pont Charles. À Londres, fallait revoir Big Ben. Et à Paris, c’est l’incontournable tour Eiffel.

J’ai fait un bien bon voyage. J’ai vu un tas de choses intéressantes et connu quelques extrêmes. De la vie parisienne mouvementée au charme paisible des Alpes à Grenoble, j’ai bien apprécié ce périple. La seule déception, c’est en ce qui concerne les gens rencontrés avec qui je m’entendais le mieux. Contrairement à d’autres années, je ne faisais que les croiser quelques instants. Se faire des contacts outre-mer et visiter quelques lieux avec eux, ça ajoute toujours quelque chose à un voyage. Dommage que ce ne soit pas arrivé cette fois.

Le 27 septembre, je suis rentré à Montréal. Pour 2009, il faudra décider entre l’Europe de l’Est et un périple asiatique. Choix difficile en perspective !