Sighisoara, la ville natale de Dracula

sighisoara

Au coeur de la Transylvanie, je me retrouve à Sighisoara pour visiter la ville de Vlad Tepes «l’Empaleur», qui a inspiré le mythe de Dracula.

Mardi 19 juillet

Comme d’habitude, se transporter dans un pays un peu moins développé prend pas mal de temps. Je prends le train de Sibiu à Sighisoara, couvrant un peu moins de 100 kilomètres en trois heures.

J’arrive dans une ville très médiévale, fortifiée et au paysage passablement escarpé. La gare de train est aux pieds de la ville et il faut monter quelque peu avec les bagages, ce qui demande un certain effort en période estivale.

street

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Une fois rendu à l’endroit où je vais coucher, je suis dans un autre univers qu’à l’habitude. C’est un édifice rustique à colombages à l’intérieur, avec de petites pièces.

Tel qu’attendu, le personnel a une connaissance rudimentaire de l’anglais et n’est pas aussi habitué au service que dans les grandes villes. Surtout, le staff exploite un resto en plus des chambres, et la restauration lui semble plus importante que l’hébergement. En somme, bienvenue dans un coin un peu plus reculé.

Court arrêt et je vais souper. Je choisis la maison natale de Vlad l’Empaleur. Sans surprise, le resto Casa Vlad Dracul est thématique, avec une pièce au style victorien qui fait penser aux vampires.

Casa Vlad Dracul

Casa Vlad Dracul

La terrasse derrière est tout à fait normale. Les plats sont assez rustiques et je choisis ce que les francophones appelleraient des cigares au choux avec une variété de dumplings dont la texture semble mi-patate, mi-couscous. Rien d’extraordinaire, mais il s’agit de l’un des plats roumains traditionnels. Intéressant !

Casa Vlad Dracul

Arrêt sur une terrasse en fin de soirée pour une bière. Je constate que Sighisoara est drôlement populaire auprès des Roumains dans la quarantaine et la cinquantaine, ainsi qu’auprès de quelques groupes de jeunes. Pas nécessairement le mélange démographique que je veux croiser trop souvent.

Mercredi 20 juillet

Après le café, sérieux déjeuner. L’omelette aux légumes, le pain et les confitures viennent en portions généreuses au resto que j’ai choisi. Ouf. Faudra marcher pour brûler quelques calories.

casa

Je fais le tour des fortifications en m’assurant de rester le plus loin possible des autres touristes. Je contourne pour passer le minimum de temps dans les petites rues pavées à l’ancienne.

La Citadelle devait être difficile à prendre car les pentes s’élèvent très vite. Je trouve des escaliers où je peux monter seul, et c’est un bon test pour les jambes ! Une petite église se trouve au sommet mais vraiment, rien à voir là.

Sighisoara

Sighisoara

La tour de l’horloge située en bas est cependant jolie. Elle offre une très belle vue des environs mais il faut s’armer de patience pour avoir un peu de calme pour de la prise de photos, le temps qu’un groupe d’enfants bruyants redescende finalement…

Gate

Faut aussi être patient pour avoir une photo «propre» de la maison de Vlad Tepes le jour car les touristes qui viennent en groupe ont tendance à s’y attarder sans trop réaliser que l’on ne veut pas les avoir dans le cadre.

Casa Vlad Dracul

Pour le reste, Sighisoara est l’une de ces petites villes très touristiques. Les stands de souvenirs et de crème glacée sont partout. Les touristes se font nombreux. Sans ruiner l’expérience, ces facteurs poussent à planifier et éviter le traffic pour en profiter.

Vlad Tepes
Buste du fameux Vlad Tepes

Petit arrêt à la gare de train pour réserver une place le lendemain et je peux aller souper. L’un des restos les plus réputés est… une pizzeria. N’ayant pas été soufflé par la cuisine roumaine jusqu’ici, j’y vais pour le vieux mets italien. Sans regrets, d’ailleurs.

pizza

Un dernier arrêt sur la terrasse du resto au pied de l’auberge pour une bière. Petit à petit, j’apprends à connaître un peu les employés, qui deviennent plus sympathiques avec le temps. Juste à temps avant que je parte, haha.

Prochaine étape: Brasov