Fin de voyage à Verdun et Paris

Monument de la Victoire

Le Monument de la Victoire.

Verdun et Paris, 14 au 16 septembre 2004 – En effet, quand je suis revenu à l’hôtel lundi soir, mes visites aux toilettes ont été ce que vous pouvez imaginer, avec en prime des crampes qui ne me lâchaient pas.

Je me demandais ce que j’avais au début, mais j’ai bien fini par comprendre que c’était la diarrhée du touriste. Je suis resté couché en regardant la télé, espérant que ça partirait. Mais rien n’y faisait. Les crampes me dérangeaient et je commençais à m’inquiéter. J’avais une assurance, mais j’étais dans une toute petite ville et le tenancier était parti à 22h. Rien ne dit que j’aurais pu facilement trouver de l’aide si j’avais vraiment été en danger, et quand on est malade à l’étranger, il est facile de se le demander !

J’ai tout de même été chanceux: j’ai dormi sans problème et les crampes n’ont repris qu’une fois levé le matin. Je me suis précipité vers une pharmacie pour acheter les médicaments nécessaires, qui ont bien pris le contrôle de la situation. Un seul inconvénient: ils causent la somnolence. Et j’ai dû me contenter de manger du pain et des carottes et de boire de l’eau minérale salée (ordre de la pharmacienne) pendant la journée.

Je croyais bien rester à l’hôtel toute la journée et ne rien faire avant mon retour à Paris et ensuite Montréal, mais je me suis senti mieux vers 10h et j’ai pu faire les visites prévues. J’ai donc été voir la citadelle souterraine de Verdun qui recrée, à l’aide d’une voiture qui passe 30 minutes dans les tunnels (dans le noir), la vie des soldats qui servaient dans la citadelle pour soutenir les troupes. À la fin, on voit la cérémonie du choix du soldat inconnu, qui repose sous l’Arc de Triomphe à Paris.

Fort de Douamont

Le Fort de Douamont, laideur résistante de la Première Guerre mondiale.

En après-midi, j’ai fait ma visite guidée des champs de bataille. Seulement, la somnolence m’a rattrapé et j’ai trouvé les quatre heures de visite des forts, des mémoriaux, cimetières et monuments longue et pénible tellement je voulais dormir. Il a fallu que je me retienne grandement pour ne pas exprimer mon impatience quand je trouvais qu’on prenait trop de temps sur un site! En plus, c’était une visite guidée avec, surtout, des personnes âgées à bord. Le programme était inflexible et j’ai dû faire vite pour prendre mes photos sur les sites. Une chose est certaine, les visites guidées du genre, ce n’est pas pour moi. Je préfère le tourisme avec sac à dos.

Ossuaire de Douamont
L’Ossuaire de Douamont, là ou résident les restes de soldats tués au combat.
Cimetière
Devant l’Ossuaire de Douamont, les tombes de ces soldats français.

Avant de rentrer, je me suis arrêté au célèbre magasin Dragées Braquier, qui vend les fameuses dragées, un bonbon local composé d’amande et d’un enrobage de sucre. J’ai toutefois été déçu: ça coûte 9 euros pour un petit sac et la saveur m’a laissé indifférent.

Je suis revenu à l’hôtel vers 19h et je me suis couché… pour me lever vers 8h30 le mardi 15 septembre. Ça faisait du bien de dormir !

Alors le 15, c’est le grand jour pour prendre le train vers Paris, afin d’y passer ma dernière nuit en sol français. Je n’ai pas osé manger beaucoup, de peur de redonner vie à ce qui hantait mon système digestif… pour enfin me taper un vrai repas le soir à Paris à la Place St-Michel.

J’aurais pu passer la soirée à visiter Paris, mais ce n’était pas le temps. Je me relevais d’une diarrhée très pénible et je n’avais pas trop le goût de lancer un défi à mon métabolisme. J’ai marché un peu après le souper, j’ai fait un appel à Montréal pendant que j’étais dans le métro de Paris – utiliser mon cellulaire dans le métro, ça m’amuse toujours – j’ai donné mon heure de retour à mes parents, je suis rentré et j’ai été un peu pépère dans la chambre d’auberge de jeunesse. Pour ceux que ça intéresse, ça m’a pris une bonne semaine avant que tout soit revenu à la normale du côté santé. Ce sont des choses qui arrivent !

Paris je visiterai, mais quand ce sera le bon moment. De toute façon, j’aurais perdu du temps. Pendant que j’étais là, les employés de la tour Eiffel étaient en grève en raison d’un simple avertissement patronal à un employé. Dans mon milieu de travail, quand un avertissement est servi à un employé… on se parle !

En gros, je peux dire que l’Alsace a été merveilleuse et que la Lorraine ne valait pas grand-chose. Je suis revenu à Montréal sain et sauf, mais en retard en raison du vol !

Au revoir la France !