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Un Canadien, un Britannique et un Français en cavale

Strasbourg, 2 au 4 septembre 2004 – J’ai vraiment pris mon temps ce matin. Je me suis levé tout juste assez tôt (8h30) pour ne pas manquer le déjeuner gratuit servi par l’auberge et je suis parti seulement vers 11h. Coup intelligent: je me suis évité d’avance un périple pénible pour le retour le 16 septembre, en transférant ma dernière nuit d’auberge de Strasbourg à Paris. Je n’aurai pas à me taper 4h de train le jour que je prendrai l’avion !


Le Parlement européen

Alors, pendant la journée, je me suis rendu dans le Nord de la ville pour visiter les institutions européennes. Il faut dire que Strasbourg est la capitale de l’Europe, ou siègent le Parlement européen, le Conseil de l’Europe et la Cour européenne des droits de l’homme. Ville auparavant disputée et située dans une région où se trouvent plusieurs frontières, Strasbourg est devenu un symbole de paix. Les bâtiments sont bien beaux (quoi que le Palais des droits de l’homme est architecturalement horrible) mais on ne peut y entrer. Eh bien…


L’entrée du parc de l’Orangerie, visité un peu avant les institutions européennes.


J’ai adoré cette vue au parc de l’Orangerie.

Je suis retourné vers les vieux quartiers pour flâner et souper. Avant de retourner à l’auberge, j’ai envoyé un message pour suggérer à Chris d’aller au pub Au Brasseur pour prendre une bière vendredi soir, et il m’a dit qu’il irait même ce soir. Pourquoi pas ? Vaut mieux prendre une bière à deux que seul…

Une fois rendu sur place (cet endroit existe aussi à Montréal !) il m’a présenté un camarade (Olivier) qu’il venait de rencontrer a l’institut Berlitz, où il apprend le français. Le gars s’appelle Olivier et c’est un Français qui essaie d’apprendre l’anglais. Nous avons pris une bière à trois et bouffé de la tarte flambée. Étonnamment, Olivier a tenu à payer une grande partie de la note. Il nous a dit que dans la vie, les amis paient chacun à leur tour et qu’au bout du compte, personne n’y perd. Cette conception des choses est très intéressante, et ça me fait dire que l’on devrait tous être moins «pognés» dans nos manières, surtout quand on connaît des gens qui sont en visite au pays.

Et vous auriez dû nous voir aller ! Un Canadien qui parle français et anglais, un Britannique qui parle bien anglais et baragouine le français et un Français qui fait l’inverse. Je faisais le pont entre les deux, qui gesticulaient pour s’aider à comprendre.

C’est drôle de voir à quel point on peut avoir du fun avec des gens que l’on rencontre en voyage. Les liens se tissent rapidement et on s’amuse beaucoup !

Olivier a une voiture et il a insisté pour nous reconduire et nous éviter un parcours en tramway et en autobus. Chic ! Il nous a suggéré d’embarquer avec lui samedi pour qu’il nous montre la petite ville d’Obernai, une localité pittoresque sur la route des vins d’Alsace. Nous y allons donc à trois !

Scène amusante à l’auberge: trois jeunes Allemandes (15 à 19 ans, je dirais) qui font partie d’un groupe ont essayé de flirter avec les gars qui assurent la sécurité des environs en raison du Festival des deux rives… et qui ont à peu près 20-22 ans. Elles sont entreprenantes; ces ados !

Vendredi 3 septembre

J’ai été extrêmement paresseux. Je suis resté couché jusqu’à 10h30 et je ne suis parti qu’à 12h30 vers la ville. Et je n’ai fait qu’une chose: la promenade commentée en bateau-mouche. On a droit à une belle vue sur les plus beaux endroits de Strasbourg. et ça se fait sans effort.

Pour la soirée, le programme a été assez simple: souper et rejoindre Chris pour aller prendre une bière à Kehl en Allemagne. Comme moi, il s’étonne de voir qu’on puisse traverser la frontière à pied, mais tout le monde trouve ça assez fascinant.

Chris et moi sommes partis du centre de Strasbourg en autobus car une des lignes mène directement là-bas… c’est moins long. C’était drôlement calme dans les environs – même sur les terrasses – mais j’imagine que les gens ne sortent que vers la fin de la soirée et non dès que la noirceur s’installe.

Nous avons pris une bonne bière sur une terrasse et aussi dans le petit bar où j’ai trouvé la Jever l’autre soir. Nous avons bien apprécié l’expérience de se rendre dans un pays voisin comme ça, et même si les deux endroits visités n’étaient pas les plus «hot» de la région strasbourgeoise, on a eu du fun !

Samedi 4 septembre

J’ai vraiment passé la journée sur la route. Olivier, Chris et moi nous sommes rencontrés à une station de tramway – Chris et moi nous sommes rejoint au Café Brant pour relaxer un peu avant – afin de aller visiter des villages de la route des vins (comme Obernai) en voiture. Nous sommes passés rapidement dans quelques villages comme Ribeauvillé, jugés intéressants mais moins que d’autres…

Il faisait soleil et la température était chaude. La route était étroite et on voyait des vignes partout autour. La région des vignobles est très belle, surtout quand il fait aussi beau.


Les vignes le long de la route des vins, avec les Vosges en arrière-plan.

Une petite partie du château du Haut-Königsbourg.

Nous nous sommes arrêtés en premier au château du Haut-Königsbourg, à 800m de hauteur dans les montagnes surnommées les Vosges. Le gros château en grès rose est beau et fortifié. Il offre une belle vue sur les montagnes dans les environs. Il a fallu marcher un peu pour se rendre sur le haut de la montagne et entrer, mais ça valait le coup.

Une fois redescendus, nous sommes allés à Riquewihr. C’est minuscule mais les maisons à colombages et les petites rues sont typiques des villes médiévales de la région. Nous avons fait une petite dégustation de vins blancs au point de vente de la maison Baumann, sur la rue principale. Les vins sylvaner, riesling et gewurztraminer de cette maison sont trop légers, surtout le riesling qui semblait dilué… mais le gewurz était décent et j’en ai acheté une bouteille pour 7 euros. C’est pas cher pour un vin de qualité moyenne.

Prochain arrêt: Kaysersberg. Un petit village typique de l’Alsace et moins touristique, donc facile à visiter.

Une petite rue pittoresque de Riquewihr.

En début de soirée, notre dernier arrêt a été Obernai, une splendide petite ville que je n’ai pas photographié en raison de la noirceur qui commençait à s’installer.

Nous y avons soupé en commandant chacun une choucroute garnie (garniture: saucisses, patates, jambon) avec une bouteille de riesling pour les trois. C’était succulent. Chris et moi n’avons pu terminer notre choucroute alors que notre copain français a réussi à engouffrer la sienne !

En fin de soirée, nous sommes retournés à Strasbourg et c’était un peu la croisée des chemins. Je partais vers Colmar le lendemain, Chris commençait ses vrais cours d’architecture lundi avec un horaire chargé et Olivier continuait son train-train quotidien. Mais l’expérience de ces rencontres aura été amusante !

La suite: Colmar et Eguisheim