À la découverte de Londres

London, 3 août 2006 – Jeudi matin, je me suis levé vers 7h30 pour aller déjeuner. Le déjeuner était assez typique du premier repas que l’on trouve dans une auberge. Des roties, de la confiture (dont la marmalade) du yogourt, du jus, mais aussi des chocolatines. Toutefois, les compagnons de déjeuner et de chambre ne m’ont pas autant intéressé que ceux rencontrés à Prague. Et il a quand même fallu que je félicite un Italien pour la Coupe du monde gagnée par son pays… au dépens notamment des demi-finalistes allemands que je supportais avec tant d’énergie !

Un petit saut dans une épicerie pour ramasser de l’eau embouteillée et hop ! on commence les visites. J’ai rapidement compris de quoi on parle quand on dit que le métro londonien est difficile à «pratiquer» le matin. J’ai dû regarder trois trains bondés passer devant moi avant de pouvoir monter à bord. Après ce délai, je me suis arrêté à Covent Garden.

La visite fut très courte: pas de jardin, juste un marché touristique et des petites boutiques ayant peu d’originalité à offrir. À moins d’être un mononcle ou une matante qui veut acheter un savon à cinq livres et quelques pences, n’y perdez pas votre temps.

Ensuite, je me suis dirigé vers Somerset House, un édifice qui a déjà servi à l’administration royale. La cour intérieure est une vraie beauté architecturale, avec en plus une cinquantaine de fontaines qui jaillissent toutes en même temps. C’est très calme et très beau. En sortant de là, j’ai pris le pont Waterloo, qui enjame la Tamise. J’ai marché le long de la rivière, m’attardant sur les Victoria Embankments pour admirer à partir de là le coeur de Londres à distance.

Somerset House
Somerset House. Pouvez-vous imaginer que ce superbe endroit, ayant déjà servi à l’administration royale, ait été jusqu’à récemment un stationnement pour les fonctionaires ?

Me rendant à Trafalgar Square à l’heure du midi, je me suis acheté un sandwich, histoire de faire le plein avant d’entrer à la National Gallery. Une fois rassasié. je suis allé au musée (gratuit d’ailleurs) pour jeter un coup d’oeil à la collection de tableaux provenant de partout et de toutes les époques. Mes préférés ? Les Rembrandt et Michel-Ange.

Pendant le reste de l’après-midi, j’ai marché vers Picadilly Circus, l’équivalent de Times Square à New York. C’est à dire un énorme square commercial où les enseignes dominent et où les ados et les jeunes dans la vingtaine vont magasiner parmi les touristes. J’ai fait quelques petits achats dans les boutiques de souvenirs pour ma collection.

Après cela, je suis passé par Soho, le quartier branché et bohème. Malheureusement, c’est comme le Plateau Mont-Royal à Montréal. Des boutiques trop chères et un public qui semble se penser au-dessus des autres. Là aussi, les restos sont trop pleins. Le Chinatown, tout près, aurait aussi pu être mieux. Il ne me semblait pas aussi authentique que celui de Montréal.

En fin d’après-midi, je suis retourné à l’auberge afin d’y laisser quelques affaires, avant d’aller au Great British Beer Festival. Le festival se déroulait à Earls Court, une salle qui sert pour des spectacles et autres manifestations publiques. Malheureusement, la plupart des bières dégustées n’ont pas été à la hauteur de mes attentes, sauf pour une allemande, la Mahrs Pilsner ! Et il y avait très peu d’atmosphère. Ce n’était pas festif comme à l’Oktoberfest de Munich. Après y avoir acheté un verre pour la collection d’un de mes amis, j’ai écourté ma visite au festival. Aussi bien trouver un pub sympathique. À défaut de déguster un grand cru, le charme du pub saura me séduire !

Me fiant à mon guide britannique de la bière, je suis allé vers le district Farringdon pour trouver un pub. J’y ai essayé la Spitfire, qui ne crachait pas grand goût. J’imagine que la Guiness et les bières étrangères seront les seuls choix intéressants pour le reste du voyage !

Je suis quand même rentré assez tôt. Le pub fermait à 23h30. La plupart des pubs anglais ferment encore tôt, même si la loi leur permet de rester ouvert toute la journée et toute la nuit s’ils le veulent. J’imagine que les vieilles habitudes ne changent pas vite !

C’est donc un bilan très mitigé que je dresse à la fin de cette première journée à Londres.

La suite: L’expérience ultime du touriste