Arrivée dans le chaos de Londres

London
Dès que l’on se pointe le bout du nez à Londres, l’on remarque ses signes distinctifs comme les autobus à deux étages.

London, 2 août 2006 – Enfin, je m’installe dans un café pour relaxer. Après avoir marché pendant plusieurs minutes dans un quartier londonien, un café me sert de bouée de sauvetage pour prendre un peu de repos.

Le départ s’est plutôt bien déroulé, sans trop de problèmes à signaler. Tout semblait parfait hier jusqu’à 20h30, alors qu’un orage s’est déclaré à Dorval pendant que j’attendais à l’aéroport. Le vol a été retardé d’une heure mais une fois à bord, le décollage s’est fait presto et ça a pris très peu de temps pour faire la distance Montréal-Londres. Nous sommes arrivés à 9h30 du matin, tel que prévu.

Donnons le crédit à British Airways car ces gens-là ont effectué un sans-faute. Il y avait assez d’espace pour les jambes dans la cabine, la bouffe était acceptable et le service, toujours impeccable. J’ai même réussi à dormir pendant une partie du trajet, une première en quatre ans ! Le seul problème qu’il y a eu à bord, c’était un gars qui trouvait toujours le moyen de pousser mon siège avec ses genoux, dès qu’il bougeait. Un regard sombre lui a rapidement fait comprendre que je n’appréciais pas…

L’arrivée en Angleterre s’est bien déroulée elle aussi. Je me suis senti en terrain très familier dans le métro londonien, même si le vieux tube a quelque chose de plus spectaculaire que le métro montréalais. Je me suis aussi senti familier avec les environs dès que j’ai pu voir les alentours dans les rues. Londres a la même touche «grande ville européenne» que Berlin, Munich, Strasbourg et Prague. Ça se décrit très mal, c’est vraiment une impression tirée de ce que l’on voit, de l’architecture à la publicité locale et à l’ordre qui semble y régner.

Évidemment, quelques jolies anglaises glanées au passage dans le métro ont rapidement rendue la ville très sympathique à mes yeux.

Anyway. J’étais bien content de domper quelques bagages à l’auberge de jeunesse avant de relaxer devant un bon café. S’il y a quelque chose qui manque quand l’on se transporte par avion, c’est du café de qualité…

L’auberge est située à quelque pas de la Cathédrale Saint-Paul, là où le prince Charles et Lady Diana se sont mariés en 1982, très près du Millenium Bridge, et à une station de métro de la City, le quartier des affaires. Ça a quelque chose de magique, cet emplacement !

C’est dans la City que je me suis arrêté pour un café. Après avoir marché un bout et constaté à quel point ce quartier est affairé pendant le jour, j’ai arrêté mon choix sur un Starbucks. J’ai bien cherché mieux, mais entre les comptoirs où les gens s’achètent un sandwich et les spécialistes des produits fins comme des chocolateries, il y a à Londres peu de cafés dont l’unique raison d’être est de vous donner une dose de caféine dans une ambiance relax !

Entre deux gorgées de cette magnifique «drogue», j’échange des messages textes avec Louise, une fille de Hong Kong que j’ai connue à Prague un an plus tôt. Nous convenons de se rejoindre à un pub qui s’appelle Earl of Lonsdale, un peu à l’écart du centre-ville.

En attendant, j’ai pris quelques heures pour m’habituer au climat urbain de la métropole anglaise, surtout en visitant Trafalgar Square. Cette grande place publique piétonnière est assez belle. On y voit la National Gallery en trame de fond, la colonne de Nelson, une fontaine, et plusieurs autres petits attraits. C’est moins hot que certains squares visités ailleurs en Europe, mais je l’apprécie quand même.

Trafalgar Square
Trafalgar Square. Ce n’est pas la place publique la plus spectaculaire d’Europe, mais c’est assez joli, surtout quand il fait soleil.
Nelson's Column
La colonne de Nelson. Je crois que cette hauteur sert à lui rendre hommage.

En début de soirée, je me suis dirigé vers Notting Hill, le district où est situé le pub Earl of Lonsdale. Ce quartier est très chic, avec ses maisons cossues et son atmosphère ultracalme. C’est surtout un environnement très riche, ça se voit dès que l’on y entre.

Une fois rendu au pub, j’ai finalement rejoint Louise, et c’était le fun de la retrouver. Mais je n’étais vraiment pas convaincu que son retour prévu à Hong Kong lui plaisait. Anyway, c’est elle qui le sait !

Sur place, j’ai saisi l’occasion pour goûter l’Angleterre pour une première fois. N’ayant pas encore soupé, je me suis commandé des fish and chips avec une ale anglaise bien typique. Le fish and chips était excellent, de meilleure qualité que ce que l’on trouve ailleurs. Justement, ce pub est beaucoup plus chic que la moyenne des pubs anglais. La cigarette y est interdite, ce qui est rare là-bas ! La bière, elle… comment dire. Elle m’a grandement déçu. Elle est flat, à 4% ou moins d’alcool et très peu amère. Je ne m’attendais pas à de la bière pétillante, mais à une bière au goût plus prononcé que cela. C’est toute une déception.

Il a fallu essayer la stout du brasseur indépendant Samuel Smith. Quel bijou ! Une bière bien noire, très ronde, et surtout à l’amertume prononcée et prolongée en bouche. Pour vous faire comprendre l’arrière-goût, c’est simple: il était encore bien présent quand je retournais à l’auberge de jeunesse, un voyage de retour qui a duré près d’une heure à pied et en métro !

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