Charme hanséatique à Bremen

Bremen Mill
Le moulin, première chose que j’ai vue dans la ville. J’aime.

Lundi 7 octobre

Dernière étape du voyage après une autre expérience frustrante de train: Bremen. Une ville hanséatique typique du Nord de ce continent. C’est inspiré des Pays-Bas, plus frais, proche de l’eau.

Une fois installé, je sors dehors. Je découvre une ville très commerçante avec des “passages” couverts où les gens peuvent magasiner, protégés de la pluie si celle-ci se manifeste. Endroit parfait afin de terminer mes recherches de cadeaux pour ramener à la maison. J’essaie toujours de trouver quelque chose d’intéressant, tant pour mes proches que pour moi.

À l’heure du souper, je tombe par hasard sur la microbrasserie Schüttinger, qui fait exception en territoire contrôlé par Becks. Schüttinger est un super bel endroit. Sa bière blonde est fruitée et sa “brune” est plutôt une pilsner extrêmement aromatique. Wow.

Mardi 8 octobre

Après quelques pas vers le centre de la ville, je tombe par hasard sur un moulin de type hollandais. Le soleil lui donne encore plus de couleur.

Quelques pas plus loin, la place centrale se révèle avec son look hanséatique et ses briques rouges. La cathédrale St. Petri n’est pas incroyable, mais l’architecture est belle.

Am Markt
Am Markt, la place du marché.
Am Markt
Toujours à Am Markt
Am Dom
Place de la cathédrale.
Dom St. Petri
Cathédrale St. Petri
Dom St. Petri
Oh…
Böttcherstrasse
Böttcherstrasse

J’adore la rue Böttcherstrasse. L’étroitesse et les briques rouges lui donnent un grand cachet. C’est populaire auprès des visiteurs, qui reniflent les multiples boutiques créatives dont la fabrique de bonbons.

Les rues hyper-étroites du district Schnoor sont plus classiques et probablement plus vieilles, consacrées aux attrape-touristes dont les fameuses boutiques d’art trop cher et les restos un peu kitsch.

En soirée à l’auberge, j’ai l’occasion d’enfin faire connaissance d’un Turc qui vit en Allemagne. Il fait partie de la plus grosse minorité ethnique du pays. On peut sentir son ambivalence. Son admiration du travail bien fait à l’allemande est palpable… comme sa critique d’un manque d’acceptation des Turcs.

Bord de l'eau
Sur le bord de l’eau.
Schnoor
Schnoor

Mercredi 9 octobre

Dernière journée de visites. Je pars vers Bremerhaven, à environ 50 minutes de Bremen. C’est une petite destination qui donne directement sur l’eau. Il vente assez fort et il pleut intensément par bouts.

L’endroit n’est pas laid, mais pas vraiment spectaculaire. J’ai plus de plaisir à découvrir le centre de l’émigration allemande. C’est un musée qui raconte de façon détaillée le sort vécu par quatre millions d’Allemands et Européens de l’Est qui ont migré vers l’Amérique du Nord en quelques centaines d’années.

La recréation des dures conditions de voyage sur les navires est saisissante. On peut sentir à quel point c’était pénible. Le centre d’émigration permet aussi de faire le suivi de quelques cas individuels, de leurs raisons de partir et de ce qu’ils ont fait après avoir déménagé.

Malheureusement, je ne peux visiter la partie du musée qui inverse les rôles, soit celle de “bienvenue en Allemagne”, parce que c’est la fermeture à 18h. Dommage.

Bremerhaven
Bremerhaven

Comme j’ai fait chaque soir à Bremen, je retourne à Schüttinger, probablement la plus belle brasserie vue pendant ce voyage. Je pense que le plat le plus intéressant à déguster aura été le currywurst, un classique berlinois. Saucisse, ketchup, curry et frites. Pas très santé, mais c’est un fast-food qui symbolise le mélange des cultures allemande et turque.

Suite et fin

Après Bremen, je rentre chez un ami qui habite plus au Sud pour passer le dernier week-end. On fait une visite de château pas trop loin de là.

Au bout du compte, ce périple allemand est clairement un de mes meilleurs voyages. J’ai vu de tout, de la nature au spa jusqu’aux villes historiques. No regrets :-)